TUBERCULOSE : DE NOMBREUX DEFIS RESTENT A RELEVER

Date de publication
mar 23/03/2021 - 14:00
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En 2019, 10 millions de personnes sont tombées malades de la tuberculose dans le monde. Dans les pays où le Fonds mondial investit, 5,7 millions de personnes malades de la tuberculose ont pu bénéficier d’un traitement. Toutefois, si le taux mondial d’incidence de la tuberculose a baissé de 9% entre 2015 et 2019,il est encore loin de l’objectif des 20% fixé pour 2020.

Améliorer le dépistage et le traitement des cas positifs restent des enjeux majeurs de la lutte. Chaque année, plus de 4 millions de cas ne sont pas détectés, ce qui favorise la transmission ininterrompue de la maladie. En 2019, 3 millions de personnes étaient toujours en attente de traitements. Le coût de ces derniers est considéré comme "catastrophique" selon l’OMS pour 49% des patients, et constitue un frein majeur à leur accès.

Pour atteindre les cibles de l'OMS pour 2030, le renforcement du traitement préventif auprès des groupes les plus vulnérables est essentiel. Le VIH et la tuberculose forment une combinaison mortelle, chacun stimulant la progression de l’autre maladie chez les patients infectés: la tuberculose est responsable d’environ 40% des décès des personnes vivant avec le VIH. En effet, les personnes vivant avec le VIH ont 20 fois plus de risques de développer une tuberculose évolutive que les autres. C’est pourquoi il est absolument vital que les services de lutte contre le VIH et contre la tuberculose soient intégrés. En 2018-2019, 5,3 millions de personnes vivant avec le VIH ont commencé un traitement préventif contre la tuberculose, l'objectif étant d'atteindre 6 millions sur la période 2018-2022. 

En outre, il faut en faire plus, notamment sur la tuberculose multirésistante, dont le taux de succès des traitements n’est que de 56% (contre 85% pour les nouveaux cas de tuberculose). L’OMS estime à près de 500 000 le nombre de nouveaux cas présentant une résistance à la rifampicine – le médicament de première intention le plus efficace - dont 78 % sont des cas de tuberculose multirésistante.

Enfin, le traitement de la tuberculose latente est un enjeu majeur. Selon les estimations de l’OMS, près d’un quart de la population mondiale est porteuse du virus mais ne présente pas de symptômes, ni transmet la maladie. Néanmoins, au cours du temps, environ 5 à 15% parmi ces personnes vont développer la maladie. Cela représente un réservoir «caché» qu’il faut traiter pour espérer éradiquer l’épidémie.

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INTEGRER LE GENRE DANS LA LUTTE CONTRE LA TUBERCULOSE
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La tuberculose est une maladie de la pauvreté qui prospère dans les contextes d’inégalités.La tuberculose est l’une des maladies infectieuses affichant le taux de mortalité le plus élevé à l’échelle mondiale. C’est également l’une des premières causes de décès chez les personnes vivant avec le VIH, avec environ 300 000 morts estimés en 2017.

De nombreux facteurs liés aux droits humains et au genre peuvent compromettre l’efficacité, l’accessibilité et la pérennité des programmes et services de lutte contre la tuberculose. Il est donc crucial, pour atteindre les objectifs mondiaux d'élimination de la pandémie, d'intégrer ces composantes dans la lutte.

Ainsi, la lutte contre la tuberculose et le VIH, et les obstacles liés au genre et aux droits humains qui entravent cette lutte sont étroitement liés.

 

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L'INITIATIVE ENCOURAGE LA PRISE EN COMPTE DU GENRE
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L’Initiative s’engage pour l’intégration transversale de l’approche genre dans l’ensemble de ses activités, conformément à la stratégie internationale de la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Ainsi, L’Initiative a mené une réflexion avec les expertes et les experts qui mettent en œuvre les missions d’assistance technique pour les guider dans l’intégration du genre dans leurs projets. Un webinaire de sensibilisation à distance, et une boite à outils genre ont ainsi été créés et sont disponibles en téléchargement sur le site internet de L'Initiative.

 

 

 

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TUBERCULOSE, GENRE ET DROITS HUMAINS : LE FONDS MONDIAL SE MOBILISE
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Le Fonds mondial met différentes ressources à disposition des soumissionnaires, afin de les appuyer dans la préparation des demandes de financement.

En 2019, une note d'information technique sur la tuberculose, le genre et les droits humains a été publiée. L'objectif : appuyer les soumissionnaires à intégrer dans leur demande de financement des programmes d'élimination des obstacles liés aux droits humains et au genre et ayant un impact sur la prévention, le diagnostic et le traitement de la tuberculose. A travers cette note, le Fonds mondial assiste toutes les parties prenantes afin de s'assurer que les programmes de lutte contre la tuberculose soutiennent et protègent les droits humains ainsi que l'égalité de genre.

 

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LES FEMMES ET L'EGALITE DES SEXES AU COEUR DE LA RIPOSTE A LA TUBERCULOSE
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Le 8 mars 2021, à  l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le partenariat Halte à la tuberculose, mené par Stop TB Partnership, a souligné le rôle vital que les femmes jouent dans la lutte mondiale pour mettre fin à la tuberculose.

Le partenariat Halte à la tuberculose a ainsi soutenu le lancement de TB Women, un réseau mondial de femmes luttant contre la tuberculose, qui aujourd'hui avec la publication de son plan stratégique du réseau pour 2021-2025 pose les bases de son action. Son ambition : soutenir et renforcer les réseaux nationaux, régionaux et mondiaux de personnes touchées par la tuberculose. Le réseau est dirigé par des femmes touchées par la tuberculose qui visent à établir des partenariats avec des journalistes, des partenaires techniques et des parlementaires.

Stop TB Partnership a également publié son rapport 2021 sur le genre et la tuberculose. Il fait valoir qu'une réponse à la tuberculose fondée sur le genre doit trouver un équilibre entre l'évaluation et la prise en compte des différences épidémiologiques entre les genres et des différences économiques, sociales et culturelles plus larges entre les genres.

Il est en effet important de prendre en compte la question du genre afin de comprendre les paramètres épidémiques liés à la tuberculose. Ainsi, selon l’Office des Nations unies contre la Drogue (Rapport mondial sur les drogues de 2018),  les hommes peuvent être plus touchés en termes de morbidité et de mortalité en raison de leur plus grande tendance à consommer des substances comme les cigarettes, l'alcool et les drogues illicites. Par ailleurs, une autre thèse défend que le nombre élevé d’hommes atteins de la tuberculose résiderait dans le fait que certaines industries, qui sont liées à l'exposition à la tuberculose comme l'exploitation minière et la construction, sont dominées par la présence d’hommes. 

L’approche de la question du genre dans la lutte contre la tuberculose permet de mettre en avant certaines limites qui perdurent concernant les données liées aux dynamiques de l’épidémie :

  • Une absence de processus et de procédures de diagnostics conçus et adaptés pour répondre aux besoins des femmes. Or le diagnostic de la tuberculose est souvent plus difficile chez les femmes. Ainsi, quand elles sont enceintes, on peut notamment associer les symptômes de leur grossesse à ceux de la maladie.
  • Un manque de données sur les femmes mais également des personnes LGBTQIA+, parmi les populations clés et vulnérables de la tuberculose en raison de l’exclusion et la stigmatisation de ces populations dans certains contextes et pays. Cela  pourrait donc expliquer en partie pourquoi l’information sur la tuberculose reste dominée par celle que l’on a sur les hommes.

Ainsi, Stop TB Partnership, dans son rapport dépasse la vision binaire hommes/femmes, et aborde la question de personnes transgenres ou encore de « gender diverse people ». 

Le rapport conclue qu'un programme non-genré peut renforcer et perpétuer des normes sociales néfastes liées au genre, qui à leur tour nuisent à l'accès à la santé pour toutes et tous.

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