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Le Fonds mondial

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est une institution financière internationale dont la mission est de collecter puis d’allouer des ressources supplémentaires pour la prévention et le traitement du sida, de la tuberculose et du paludisme. Ce partenariat sans équivalent entre gouvernements, société civile, secteur privé et communautés affectées s’inscrit dans une démarche novatrice de financement international consacré à la santé. En étroite collaboration avec d’autres organisations bilatérales et multilatérales, le Fonds mondial apporte sa contribution à la lutte contre les trois maladies. À ce jour, le Fonds mondial a engagé 22,9 milliards de dollars dans 151 pays pour soutenir des programmes de prévention, de traitement et de soins à grande échelle contre les trois maladies.

10 ans de résultats

Chaque jour, les investissements du Fonds mondial contribuent à sauver des vies. Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial a fait du traitement et de la prévention une réalité pour des millions de personnes. Les taux de transmission du VIH sont en net recul dans presque toutes les régions, y compris dans les pays les plus touchés. Le taux de mortalité diminue aussi dès lors qu’un traitement est disponible. La mortalité due à la tuberculose a diminué de plus d’un tiers depuis les années 90. En maintenant les efforts, le paludisme peut être endigué en tant que problème de santé publique dans les pays où il est endémique. Les financements du Fonds ont également permis aux pays de renforcer leurs systèmes de santé, en mettant notamment l’accent sur la nécessité d’améliorer les infrastructures et en formant les prestataires de services et les professionnels de santé dans de nombreux pays.

La vision du Fonds mondial : un monde libéré du fardeau du sida, de la tuberculose et du paludisme

Les principes du Fonds mondial
  • Agir comme un instrument financier, et non comme un opérateur.
  • Obtenir et mobiliser des ressources financières supplémentaires.
  • Soutenir des programmes basés sur les projets et les priorités des pays.
  • Agir de manière équilibrée selon les régions, les maladies et les types d’intervention.
  • Suivre une approche intégrée et équilibrée de la prévention et des traitements.
  • Evaluer les propositions grâce à un processus d’examen indépendant.
  • Agir avec transparence et responsabilité.

Le Fonds mondial en chiffres

Le chiffre clé
  • Impact des financements du Fonds mondial (Juillet 2012) 8,7 millions de vies sauvées
Lutte contre le VIH/sida
  • 6,1 millions de personnes vivant avec le VIH bénéficient d’un traitement antirétroviral (Donnée novembre 2013, contre 4,2 millions fin 2012)
  • 6,2 millions d’enfants orphelins ont été pris en charge et ont reçu des services de base en matière de santé et d’éducation
  • 1,5 million de femmes enceintes séropositives ont reçu un traitement pour éviter la transmission du virus à leur bébé à la naissance
  • 3,8 milliards de préservatifs ont été distribués
Lutte contre la tuberculose
  • 11,2 millions de personnes ont été diagnostiquées et traitées (Donnée novembre 2013, contre 9,3 millions fin 2012)
  • 64 000 personnes ont été traitées contre la tuberculose multi-résistante
Lutte contre le paludisme
  • 360 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées (Donnée novembre 2013, contre 270 millions fin 2012)
  • 230 millions de personnes souffrants du paludisme ont un traitement antipaludéen

L’Initiative 5% française

Annoncée en 2010 et lancée en 2011, l’Initiative 5% de la France est une nouvelle modalité de contribution de la France au Fonds mondial. Par une mobilisation d’expertise francophone sur demande des pays, l’Initiative vise à faciliter la mise en œuvre des subventions, appuyer la définition des stratégies des pays ou encore appuyer la bonne gouvernance des subventions, dans une logique de renforcement de capacités.

 

Mise en œuvre en complémentarité des subventions du Fonds mondial, l’Initiative 5% est coordonnée avec le Secrétariat du Fonds. Les demandes des pays sont systématiquement vues et commentées par les gestionnaires de portefeuille du Secrétariat du Fonds mondial, qui sont en retour tenus informés du déroulement des missions d’expertise. En complément du dispositif de collaboration et suivi du Fonds mondial par la France mis en place par le MAEDI, l’Initiative 5% a donc mis en place des mécanismes spécifiques pour assurer la bonne coordination du dispositif. Une déclaration d’intention a été signée entre le MAEDI et le Fonds mondial le 20 mars 2012 pour matérialiser les grands principes de cette contribution indirecte de la France.

Principaux modes de coordination
  • Réunions d’information et d’échanges à Genève de l’Initiative 5%
  • Missions conjointes Initiative 5% (MAEDI, Expertise France) et Fonds mondial dans les pays prioritaires de l’Initiative
  • Revue systématique des demandes des pays à l’Initiative par le Secrétariat du Fonds
  • Participation du Fonds mondial aux évènements-clés de l’Initiative (séminaires, comités de présélection des projets du Canal 2)
  • Échanges quotidiens et réunions ponctuelles entre les équipes
Madagascar. Grâce au Fonds mondial, Célestin, 4 ans, est traité contre la tuberculose. Il a retrouvé le sourire. <br/> © Fonds mondial / Georges Mérillon <br/> Madagascar. Grâce au Fonds mondial, Célestin, 4 ans, est traité contre la tuberculose. Il a retrouvé le sourire.
© Fonds mondial / Georges Mérillon
Brève chronologie de la création du Fonds
  • Avril 2001 :
  • Lors d’un sommet africain à Abuja (Nigeria), Kofi Annan, alors Secrétaire général de l’ONU, en appelle à la création d’un fonds mondial chargé de recueillir des moyens supplémentaires pour lutter contre le sida

  • Juin 2001 :
  • Première session de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée au sida, elle se clôture sur un engagement commun à créer un tel fonds.

  • Juillet 2001 :
  • À Gênes, le G8 entérine l’idée de ce fonds et contribue à le financer.

  • Janvier 2002 :
  • Le Fonds mondial est créé à la première réunion de son Conseil d’administration, les 28 et 29 janvier ; un secrétariat permanent est constitué à Genève.

  • Nov/déc 2002 :
  • Les premiers accords de subvention sont signés avec le Ghana, Haïti, le Sri Lanka et la Tanzanie.

Des enfants birmans dans une école pour immigrés clandestins à Kanchanaburi en Thaïlande, qui fait partie d’un programme de prévention du VIH. Les immigrés clandestins sont souvent exclus des services de soin et ont plus de risques de contracter le VIH. <br/> © Fonds mondial / John Rae <br/ Des enfants birmans dans une école pour immigrés clandestins à Kanchanaburi en Thaïlande, qui fait partie d’un programme de prévention du VIH. Les immigrés clandestins sont souvent exclus des services de soin et ont plus de risques de contracter le VIH.
© Fonds mondial / John Rae