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Le réseau français en santé

Les capacités d’intervention de la France sur les terrains de la coopération sanitaire sont multiples, au bénéfice d’une présence très diversifiée. Elles s’articulent autour du Ministère des Affaires étrangères et du Développement International (MAEDI), en charge de la stratégie française de coopération internationale et de développement en santé, aux côtés du Ministère des Affaires sociales et de la Santé, du Ministère des Finances, et du Ministère de l’Education nationale qui contribue au financement d’instituts de recherche.

 

Les opérateurs publics

Plusieurs opérateurs publics interviennent dans le secteur de la santé. Il s’agit notamment de :

L’Agence Française de Développement (AFD)

L’AFD, dans le cadre des directives gouvernementales et des conventions-cadres passées avec ses tutelles, met en œuvre sur le plan bilatéral la coopération et l’aide au développement en matière de santé. Grâce à la large gamme d’instruments financiers qu’elle a su développer et enrichir, l’AFD soutient les pouvoirs publics, le secteur privé et les réseaux associatifs locaux pour la mise en œuvre de projets économiques et sociaux très divers. Elle intervient ainsi dans cinq continents et dans l’Outre-mer.

Ses actions en faveur de la croissance économique et de la préservation de l’environnement s’inscrivent directement dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Ces objectifs de développement prioritaires ont été définis en 2000 par les Nations unies et visent  à réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à 2015. Plus récemment, la France s’est engagée à accroître son effort dans le domaine de la santé maternelle et infantile de 100 millions d’euros par an entre 2011 et 2015  (sommet du G8 de Muskoka), dont  48 millions d’euros de subventions sont confiés à l’AFD pour des projets dans les 14 pays pauvres prioritaires. L’AFD développe aussi des partenariats financiers et intellectuels avec d’autres bailleurs de fonds et s’attache à défendre l’influence française dans la sphère du développement. Elle met en œuvre les orientations définies dans le cadre du Comité interministériel pour la coopération internationale et le développement (CICID), présidé par le Premier ministre. Ce dernier a précisé les axes prioritaires d’intervention et élargi les responsabilités confiées à l’AFD en 2004, désormais mandatée pour financer l’ensemble des programmes bilatéraux français en matière de santé.

Trois axes d’intervention se dessinent sur la période 2012-2014 en réponse aux grands enjeux de santé et aux préoccupations internationales en matière d’atteinte des OMD : (i) Améliorer la santé maternelle et infantile et appuyer les politiques de population ; (ii) Renforcer les systèmes de santé et de protection sociale, notamment en réponse aux maladies non transmissibles (MNT) et au vieillissement ; (iii) Agir sur les déterminants environnementaux de la santé et lutter contre les épidémies.

L’AFD est membre du Comité de pilotage de l’Initiative 5%.

En savoir plus : www.afd.fr

Expertise France

 Expertise France est l’agence française d’expertise technique internationale, issue de la fusion, le 1er janvier 2015, des 6 principaux opérateurs d’assistance technique français.

 Sa mission est de participer à la politique de coopération, d’aide au développement et d’influence économique de la France, en répondant à la demande croissante en expertise des pays en développement, des pays émergents et des pays du voisinage européen pour construire des politiques publiques qui répondent à leurs défis institutionnels, économiques, démographiques, sociaux et environnementaux.

 Elle agit dans le cadre de commandes publiques financées par l’aide bilatérale française ou sur appels d’offres internationaux.

Elle propose une gamme étendue d’interventions, reposant sur une approche intégrée des politiques publiques, à des Etats partenaires, à des collectivités ou à des bailleurs de fonds multilatéraux ou européens.

Expertise France accompagne ses partenaires et clients dans la mise en place de politiques publiques dans les domaines du développement durable, du développement économique, des finances publiques, de la gouvernance et des droits humains, de la protection sociale et de l’emploi, de la santé, et des questions relatives à la stabilité, la sûreté et la sécurité.

 Avec un volume d’activités de 120 millions d’euros, plus de 450 projets en portefeuille dans 80 pays, et  50 000 hommes/jours d’expertise technique en 2014, Expertise France est l’opérateur de référence de l’expertise technique française.

La société civile

Les organisations non gouvernementales (ONG) sont un acteur clé du développement et de la coopération française.

A la pointe des actions de plaidoyer et mobilisation, mais également d’accompagnement et de renforcement des capacités des pays du Sud, les ONG françaises intervenant dans le secteur de la santé, et notamment de la lutte contre les pandémies, sont nombreuses.

 

Les ONG françaises ont deux sièges au Comité de pilotage de l’Initiative 5%, occupés par AIDES, Global Health Advocates, Sidaction et Solidarité Sida). La Croix Rouge française a également un siège au Comité de pilotage.

 

En savoir plus : http://www.coordinationsud.org/plaidoyer/sante

Les collectivités locales

Acteurs de premier plan en matière de coopération, les collectivités locales françaises sont particulièrement actives dans le domaine de la coopération en santé.

 

Les programmes des collectivités locales s’inscrivent dans une logique de partenariat durable entre les territoires du Nord et du Sud. Les principes de réciprocité et de co-développement sont au cœur des projets de coopération décentralisée. Un transfert de compétence s’opère entre les acteurs partenaires, permettant un renforcement des services publics locaux et un accompagnement sur le long terme. Le soutien aux services publics locaux permet d’assurer l’implication des acteurs et l’intégration des projets aussi bien par les collectivités que par les populations.

 

Les projets mis en œuvre impliquent généralement la participation de spécialistes des deux territoires. Il peut s’agir de professionnels de la santé ou de fonctionnaires spécialisés dans le domaine médical. 

 

Il existe actuellement 270 projets de coopération décentralisé en santé menés par les collectivités locales.

 

En savoir plus : www.cncd.fr

Les instituts de recherche et de formation

La coopération hospitalière

Ces partenariats fondés sur le volontariat entre les hôpitaux du Nord et du Sud relèvent de nombreux opérateurs : CHU et hôpitaux généraux, collectivités territoriales, l’AFD, qui gère le Fonds des partenariats hospitaliers avec la Fédération hospitalière de France, et le Ministère des Affaires sociales et de la Santé.

Au-delà de la coopération hospitalo-universitaire traditionnelle, la France appuie le développement du compagnonnage d’équipes hospitalières sur le terrain à travers les jumelages hospitaliers du Groupement d’intérêt public ESTHER, le Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’océan Indien et des Caraïbes (RESHAOC) et la formation des décideurs et gestionnaires en santé publique à l’École des hautes études en santé publique (EHESP).

La coopération scientifique et universitaire

Dans les pays en développement ou émergents, la stratégie française vise à répondre à la demande croissante de partenariats scientifiques et universitaires. Elle cherche par ailleurs à partager le modèle français, fondé notamment sur le financement solidaire du risque maladie, l’excellence du personnel de santé, l’accès équitable aux soins et le droit à la santé.

Différents acteurs participent à cette coopération, que ce soit les hôpitaux, les universités ou les centres de recherche.

Les principaux centres de recherche publics ou privés privilégiant la coopération scientifique et universitaire sont les Instituts Pasteur, l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’IRD (Institut de recherche et de développement).

L’Institut Pasteur est une fondation privée à but non lucratif dont la mission est de contribuer à la prévention et au traitement des maladies, en priorité infectieuses, par la recherche, l’enseignement, et des actions de santé publique.
En savoir plus : www.pasteur.fr

L’Inserm, seul organisme public de recherche français entièrement dédié à la santé humaine, s’est vu confier, en 2008, la responsabilité d’assurer la coordination stratégique, scientifique et opérationnelle de la recherche biomédicale. L’Inserm joue un rôle de première importance dans la construction de l’espace européen de la recherche et conforte sa position à l’international par d’étroites collaborations (équipes à l’étranger et laboratoires internationaux associés).
En savoir plus : www.inserm.fr

L’IRD est un organisme français de recherche, original et unique dans le paysage européen de la recherche pour le développement. Privilégiant l’interdisciplinarité, l’IRD centre ses recherches, depuis plus de 65 ans, sur les relations entre l’homme et son environnement en Afrique, Méditerranée, Amérique latine, Asie et dans l’Outre-Mer tropical français. Ses activités de recherche, de formation et d’innovation ont pour objectif de contribuer au développement social, économique et culturel des pays du Sud.
En savoir plus : www.ird.fr

La formation

La France privilégie les formations qui s’inscrivent dans la durée et s’intègrent dans le cadre d’accords impliquant à la fois les partenaires hospitaliers, universitaires et politiques au travers d’engagements réciproques.

Ces partenariats incluent l’accueil d’étudiants pour des temps de formation variables dans des structures françaises partenaires. D’autres types de formation de terrain sont intégrés à des actions plus globales.

L’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) dans les pays du Sud : un modèle de coopération pour la recherche.

    Depuis 1992, 8 sites de recherche ANRS se sont constitués entre les équipes françaises et des pays du Sud et leurs programmes nationaux de lutte contre le VIH/sida ou les hépatites virales. L’ANRS consacre un quart de son budget aux pays du Sud et représente la deuxième institution de recherche dans le monde sur le VIH/sida. Une vingtaine de projets sont financés chaque année concernant la recherche clinique, en sciences sociales et en économie de la santé, et la recherche opérationnelle.

     

    Lien : www.anrs.fr