AccueilL'engagement de la France › La stratégie santé de la France

La stratégie santé de la France

L’accélération de la mondialisation a renforcé le caractère transversal des menaces sanitaires et démontré les bénéfices partagés d’un accès universel à des soins de qualité.
La santé comme bien public mondial appelle dès lors à une mobilisation globale et coordonnée de l’ensemble des acteurs de la coopération internationale. La France est au cœur de cette mobilisation, grâce notamment à des engagements financiers conséquents, à un système de santé souvent pris pour exemple et à son expertise reconnue et appréciée chez ses partenaires.

 

La stratégie de la France en matière de santé cible prioritairement la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement, en particulier les objectifs relatifs à la santé maternelle et infantile (OMD 4 et 5) et à la lutte contre le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies (OMD 6). Elle vise également à renforcer la lutte contre les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, susceptibles de compromettre la sécurité sanitaire internationale (grippes pandémiques, zoonoses, infections multirésistantes, etc.). Elle intègre, enfin, le poids croissant des maladies non transmissibles sur l’équilibre des systèmes de santé, en mettant l’accent sur la nécessité de politiques multisectorielles de prévention au niveau des facteurs de risques communs et des déterminants sociaux et environnementaux.

 

La stratégie promeut le renforcement des systèmes de santé les plus fragiles (extrême pauvreté, situations de crise), notamment en Afrique francophone, via l’appui au financement durable et solidaire de la santé, la formation de ressources humaines compétentes et motivées, et le développement de systèmes d’information sanitaire fiables. Elle encourage également la coopération scientifique et universitaire dans l’ensemble des pays en développement, notamment avec les pays émergents où la demande de partenariats en santé est forte.  

Les priorités de la France en matière de santé
  1. Le renforcement des systèmes de santé : accès aux traitements, financement de la santé, ressources humaines, SIS
  2. La santé des femmes et des enfants : droits sexuels et accès au planning familial, actions à l’interface des OMD 4, 5 et 6, lutte contre la malnutrition
  3. La lutte contre les maladies transmissibles : VIH/Sida, paludisme, tuberculose, maladies tropicales négligées
  4. La lutte contre les maladies (ré)émergentes, et l’approche « One Health »/une seule santé dans la lutte contre les zoonoses
  5. La lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), principalement les troubles cardio-vasculaires, les cancers, les diabètes et les affections respiratoires chroniques

Les objectifs de la stratégie santé de la France

Au-delà de l’approche verticale par pathologie ou par population, la France souhaite renforcer des approches plus transversales pour faire face aux défis structurels pesant sur les systèmes de santé et favoriser l’accès universel à des traitements de qualité, sûrs, efficaces et abordables. 8 objectifs pour la stratégie santé ont été définis :

  1. Poursuivre l’effort financier pour la santé à hauteur de 1 milliard d’euros par an, notamment en faveur du Fonds mondial, de GAVI et d’Unitaid. Appuyer les organisations onusiennes (OMS, Onusida, FNUAP, Unicef, ONU Femmes) investies dans la santé des femmes et des enfants à partir de projets associant aussi les ONG françaises et faire de la santé des femmes et des enfants la priorité des programmes santé de l’AFD, notamment sur les aspects de planification familiale.
  2. Mieux articuler l’aide bilatérale avec l’aide multilatérale en créant un pôle santé à France expertise internationale pour mobiliser l’expertise francophone en appui des pays bénéficiaires du Fonds mondial dans le domaine des trois pandémies. Animer des plateformes sur chacune des priorités françaises : financement de la santé, ressources humaines, médicaments, veille épidémiologique, maladies non transmissibles. Mobiliser le réseau des conseillers régionaux en santé qui est l’interface des actions bilatérales et multilatérales.
  3. Contribuer à la synergie sur le terrain entre les différentes institutions de recherche (universités, réseau des Instituts Pasteur, ANRS, Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Institut de recherche pour le développement (IRD), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), etc.)
  4. Renforcer les capacités des pays en soutenant la formation de personnels de santé et la gestion des systèmes de santé, des projets de fidélisation et d’amélioration des conditions de travail. Soutenir la coopération universitaire et la formation en France en favorisant les coopérations interuniversitaires et les enseignements universitaires de santé publique.
  5. Accompagner la coopération hospitalière à travers les partenariats et les jumelages hospitaliers, à travers l’Initiative ESTHER, le Fonds des partenariats hospitaliers et le dispositif de coopération hospitalière du ministère de la Santé.
  6. Renforcer la diplomatie sanitaire de la France auprès de ses partenaires en faveur d’une meilleure coordination des initiatives internationales pour la santé (IHP+) et par une meilleure prise en compte de la santé dans les différents outils d’aide européens. Plaider pour de nouveaux financements innovants, dont une partie devrait revenir à la santé.
  7. Assurer la prise en compte du genre et des inégalités entre les femmes et les hommes dans les programmes de santé : analyse des inégalités femme-homme dans les différents programmes financés par la France, promotion de la question de l’égalité femme-homme dans les différentes instances internationales.
  8. Améliorer la communication sur les différentes actions menées par la France, tant vis-à-vis des partenaires français que vis-à-vis de partenaires étrangers.
Les atouts
    • Une expertise médicale réputée.
    • Un réseau de coopération en santé bien implanté et valorisé.
    • Des ONG pionnières dans la médecine humanitaire.
    • Un engagement historique dans la lutte contre le sida.
    • La promotion des financements innovants pour la santé.

     

Les principes et les valeurs
  • Solidarité :
  • partage des progrès médicaux, mise à disposition de l’expertise française et amélioration de l’accès aux soins.

  • Droits de l’homme :
  • refus de toute discrimination, respect des minorités, promotion de l’égalité femme-homme.

  • Efficacité de l’aide :
  • appropriation par les pays, alignement sur les stratégies et systèmes nationaux, coordination des donateurs, harmonisation des procédures, redevabilité mutuelle et développement d’une gestion axée sur la performance.

     

© Fonds mondial / John Rae © Fonds mondial / John Rae