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La France et le Fonds mondial

La France est l’un des pays fondateurs du Fonds mondial. Après avoir accompagné sa création en 2002, elle en est depuis l’un des principaux soutiens politiques et financiers. A ce jour la France a contribué hauteur de 2,396 milliards d’euros, se positionnant ainsi comme premier contributeur européen et second donateur après les Etats-Unis. La contribution de la France a été en constante progression. En 2010, lors de la dernière Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, la France s’est engagée à contribuer à hauteur de 360 millions d’euros par an pour la période 2011-2013, dont une partie en contribution indirecte : l’Initiative 5%, sida, tuberculose, paludisme.

Acteur dynamique au sein du Conseil d’Administration où elle possède un siège (sur 20), la France l’est aussi au niveau des pays bénéficiant de subventions du Fonds mondial par le biais de sa participation aux Instances de Coordination Nationale (CCM). Elle y est représentée par ses conseillers régionaux de coopération en santé ou des personnels de l’Ambassade dans 25 pays.

Historique de l’appui de la France au Fonds

La France fait partie des pays fondateurs du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Depuis sa création en 2002, elle est l’un des principaux soutiens politiques et financiers de l’organisation, dont elle a accompagné le développement et la transformation.

La France a notamment joué un rôle déterminant dans la promotion du Fonds lors du sommet du G8 à Evian en 2003. Cet appui a ensuite été constamment renouvelé à chaque sommet du G8.

Ce soutien a été accru avec l’annonce présidentielle, dans le cadre du sommet sur les objectifs du millénaire pour le développement de l’Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2010, de l’augmentation de 20% de la contribution française pour le triennum 2011-2013. Il fut réaffirmé en juillet 2012, par un message vidéo du Président Hollande dans le cadre de la 19ème conférence internationale sur le sida, au cours duquel les financements innovants ont été présentés comme une source potentielle de diversification de la participation française.

Deuxième contributeur financier du Fonds mondial, la somme des engagements de la France se porte aujourd’hui à 3,016 milliards d’euros (soit 3,8 milliards de dollars) – dont 2,396 milliards déjà versés.

La France au Fonds mondial

En tant que deuxième donateur, la France dispose d’un siège unique au Conseil d’administration du Fonds où elle est représentée par l’Ambassadeur chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Acteur dynamique, notre pays est également représenté dans deux comités techniques : le comité de la stratégie, de l’investissement et de l’impact, et le comité de l’audit et l’éthique, ainsi qu’au sein du comité VIH/Sida. Notre pays contribue ainsi activement à l’orientation stratégique du Fonds et à son évolution.

Grâce à son vaste réseau diplomatique, la France est également très présente sur le terrain, par le biais d’une participation active dans plus de 25 CCM. Des échanges d’information réguliers entre l’équipe en charge du suivi du Fonds à Paris et les représentations diplomatiques permettent une véritable articulation entre la stratégie développée à Genève et la mise en œuvre concrète sur le terrain.

Les valeurs portées par la France

Dans les différentes instances de gouvernance du Fonds desquelles elle est membre, la France participe activement à la protection des valeurs fondamentales du Fonds, qui composent son identité et son originalité. Il s’agit principalement de la place et du rôle de la société civile et des communautés affectées par les trois pandémies, de l’appropriation par les pays bénéficiaires et de la prise en compte des besoins des populations les plus vulnérables.

Tout en accompagnant le Fonds vers un modèle de financement plus efficace et rigoureux, la France promeut la prise en compte des besoins spécifiques des pays les plus faibles institutionnellement et la mise en place de mécanismes et accompagnements adaptés. En lien avec cette préoccupation, la France souligne l’importance d’investir dans le renforcement des systèmes de santé afin de garantir l’efficacité des programmes du Fonds et de répondre aux défis globaux des maladies infectieuses. Par le biais de sa participation au comité d’audit et d’éthique, la France a en outre contribué à la mise en place d’une analyse transversale des conflits d’intérêts, afin de contribuer à faire du Fonds une organisation exemplaire.

Pays pilote dans les réflexions sur les mécanismes de financement innovants du développement, la France est également un des principaux soutiens et financeurs d’UNITAID. A ce titre, elle porte un intérêt particulier à la collaboration entre le Fonds mondial et UNITAID à la fois dans le domaine de leurs coopérations opérationnelles d’activités présentes et futures mais également de leurs articulations financières qui s’expriment par la contribution financière d’UNITAID aux projets du Fonds mondial.

Soutien et promoteur de la francophonie, la France se réjouit de l’investissement important du Fonds mondial dans les pays d’Afrique francophone. Elle soutient la nécessité de mettre en place des réponses adaptées aux situations de ces pays et promeut, au sein des instances de gouvernance, le multilinguisme, notamment au niveau opérationnel.

L’engagement français sur le terrain

Forte d’un vaste réseau diplomatique, la France assure un suivi de la mise en œuvre des projets du Fonds sur le terrain par le biais de ses conseillers régionaux de coopération en santé et des Services de coopération et d’action culturelle. Notre pays est ainsi représenté dans plus de 25 CCM. Ces représentations participent de façon active à la réflexion stratégique et sont des relais de la position française sur le terrain.